mercredi 6 mai 2015

In extremis et au prix de concessions considérables

Air Max 90 Homme In extremis et au prix de concessions considérables, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, est parvenu à conclure un accord pour former une coalition de gouvernement, mercredi 6 mai.
Les intenses négociations menées depuis le 17 mars, date de la victoire de son parti, le Likoud, aux élections législatives, ont fini par aboutir en faveur du Foyer juif, parti d'extrême droite. La coalition sera tout juste majoritaire, puisqu'elle regroupe 61 des 120 membres de la Knesset.
M. Nétanyahou avait jusqu'à minuit mercredi pour réunir une majorité. Sans cet accord de dernière minute, il aurait essuyé l'affront de voir le président Reuven Rivlin confier à un autre — probablement le leader travailliste Isaac Herzog arrivé second des élections législatives — la charge d'essayer à son tour de former un gouvernement.
Place de choix aux ultra-orthodoxes
Les tractations ont été compliquées pour M. Nétanyahou, Nike Tuned qui avait déjà demandé un délai supplémentaire, le 20 avril, pour former ce gouvernement. Lundi, Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères sortant, avait annoncé que son parti, Israël Beiteinou, ne participerait pas à la future coalition. La coalition de droite finalement arrachée aux forceps par le premier ministre fait une place de choix aux nationalistes religieux et aux ultra-orthodoxes. Après avoir informé le président Reuven Rivlin, M. Nétanyahou doit présenter son gouvernement à la Knesset pour recueillir sa confiance dans les prochains jours.
Mais la nouvelle majorité est tellement ténue qu'elle est soumise au caprice, à la défection voire à l'absence du premier parlementaire venu. Le quadrige constitué par le Likoud de M. Nétanyahou, le Foyer juif, les partis ultra-orthodoxes Judaïsme unifié de la Air Jordan Torah et Shass et le parti de centre-droit Koulanou menace d'être incontrôlable. S'il durait, de grandes réformes promises comme celles du logement ou de la banque paraissent bien compromises.


Les juges pourront-ils exploiter les conversations entre Nicolas Sarkozy

Nike TN Les juges pourront-ils exploiter les conversations entre Nicolas Sarkozy, alias Paul Bismuth, et son avocat? Si la cour d'appel de Paris répond jeudi par la négative, le dossier qui vaut une mise en examen pour corruption à l'ex-chef de l'Etat s'écroulera.
Dans l'hypothèse où la procédure devait, au contraire, être validée, l'enquête, gelée depuis l'automne, reprendrait avec le risque persistant d'un infamant renvoi en correctionnelle pour celui qui apparaît désireux d'obtenir une revanche sur François Hollande en 2017.
Redevenu depuis chef de l'opposition, il est soupçonné d'avoir en 2014 "sollicité l'influence" du haut magistrat Gilbert Azibert par l'intermédiaire de son avocat Thierry Herzog "pour tenter d'influer sur une décision" de la cour de Cassation le concernant dans l'affaire Bettencourt, résume une source proche de l'enquête. "Ou, à tout le moins, pour tenter d'obtenir des informations confidentielles", poursuit cette source.
En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que le magistrat obtienne un poste de prestige à Monaco. Au final, l'ex-président n'a pas obtenu gain de cause, ni Gilbert Azibert le poste convoité.
Cette thèse des enquêteurs est "une insulte à (son) intelligence", s'était indigné Nicolas Sarkozy qui avait vu dans son placement en garde à vue en juillet 2014, mesure inédite pour un ex-président, une "volonté de (l')humilier publiquement".
Le dossier se nourrit essentiellement de ses conversations avec Me Herzog. L'ex-président avait initialement été placé sur écoute dans l'enquête sur les accusations de financement libyen de la campagne présidentielle victorieuse de 2007.
Nike Tn Pas Cher Ces échanges entre Nicolas Sarkozy et son avocat "ne suscitent pas d'interrogations quant à leur volonté et leurs attentes", estime une source proche de l'enquête. Leur contenu paraît en effet gênant pour Nicolas Sarkozy.
"Moi, je le fais monter!", dit-il ainsi le 5 février 2014 à Me Thierry Herzog à propos de Gilbert Azibert. "Je l'aiderai", insiste-t-il, s'exprimant depuis un portable fourni par son avocat et souscrit au nom d'emprunt de Paul Bismuth.
Le 11, dans une conversation sur leurs portables non officiels, les deux hommes conviennent de se rappeler sur la ligne officielle de Nicolas Sarkozy, qu'ils savent surveillée. L'ex-chef de l'Etat ironise sur "ces messieurs qui nous écoutent".
- "Bah, c'est sympa" -
Le 23, alors que l'ex-chef de l'Etat doit se rendre dans la Principauté, Me Herzog lui rappelle, si l'opportunité se présente, "de dire un mot pour Gilbert". Nicolas Sarkozy acquiesce, dit qu'il fera "la démarche", ce qu'il confirme deux jours plus tard. Le lendemain, il renonce subitement.
Nicolas Sarkozy y voit la démonstration qu'il n'a rien à se reprocher. Pour les enquêteurs, ce revirement peut s'expliquer par le fait que les deux hommes viennent d'apprendre que leurs téléphones non officiels sont aussi sur écoute.
Les juges disposent d'autres écoutes, comme celles de Gilbert Azibert qui se voit vertement reprocher par son épouse d'être "allé magouiller avec Sarkozy". Gilbert Azibert a depuis quitté la magistrature. Une conversation entre Me Herzog et le magistrat est également troublante: le premier y explique au second que "la démarche à Monaco a été faite". "Oui, bah c'est sympa", répond Gilbert Azibert.
Mais sans les conversations Herzog-Sarkozy, dont le parquet général avait requis la validation lors de l'audience en mars, le dossier se viderait de sa substance. Aussi Nicolas Sarkozy a-t-il dès sa garde à vue contesté "formellement la légalité des interceptions qui ne sont ni plus ni moins qu'un scandale" et donc refusé de répondre aux questions sur elles.
"Si nous triomphons, il n'y aura plus de suite judiciaire", Air Max 90 avait d'ailleurs dit après l'audience l'avocat de Gilbert Azibert, Me José Allegrini.
Nicolas Sarkozy a été mis en examen à l'été 2014 pour "corruption active", "trafic d'influence actif" et "recel de violation du secret professionnel", une décision des juges Claire Thépaut et Patricia Simon dont il a mis en doute l'impartialité politique.


Les ennuis volent toujours en escadrille, surtout au Front national

Nike Tn Pas Cher Les ennuis volent toujours en escadrille, surtout au Front national. Alors que la famille frontiste se déchire en public depuis plusieurs jours, l'enquête sur les finances occultes du parti continue de progresser à grands pas. Jeanne, le microparti de Marine Le Pen, a été mis en examen mardi pour «escroquerie» et «acceptation par un parti politique d'un financement provenant d'une personne morale», en l'occurrence l'entreprise Riwal, à l'occasion des législatives de 2012.
Cette entreprise de communication, devenue l'un des principaux prestataires du FN, est dirigée par Frédéric Chatillon, un proche de Marine le Pen. Les juges Aude Baresi et Renaud Van Ruymbeke enquêtent depuis avril 2014 sur un possible enrichissement illégal de Jeanne et de Riwal. Au cœur de leurs investigations : des kits de campagne obligatoires, conçus par Riwal et vendus par Jeanne aux candidats frontistes lors des cantonales de 2011 et des législatives de 2012. Le système pourrait révéler une surfacturation de plusieurs millions d'euros au préjudice de l'Etat – celui-ci ayant remboursé la plupart des candidats au titre des frais de campagne.

À LIRE AUSSI : La machine à fric des amis du FN, Jeanne, microparti et maxi-tirelire pour le FN

Cheap Jordan Shoes Les juges, qui ont élargi leur enquête à la présidentielle de 2012, mènent par ailleurs des investigations sur des fonds suspects ayant transité par Hongkong et Singapour. Dans ce dossier radioactif pour la patronne du FN, plusieurs membres actifs de la galaxie mariniste ont déjà été pris dans la nasse des juges. En janvier, Frédéric Chatillon a été mis en examen pour «faux et usage de faux», «escroquerie», «abus de biens sociaux» et «blanchiment d'abus de biens sociaux», puis plus récemment pour «financement illégal de parti politique». Le trésorier de Jeanne, Axel Loustau, qui a aussi été actionnaire de Riwal, et son prédécesseur, Olivier Duguet, ont également été mis en examen, au même titre que Nicolas Crochet, un expert-comptable proche de Marine Le Pen.

Les magistrats s'intéressant autant au système lui-même qu'aux individus, la société Riwal a été mise en examen en tant que personne morale pour «escroquerie». Dès lors, celle de Jeanne apparaissait inévitable. Tout comme celle du Front national, qui devrait intervenir très prochainement.

Nike Tn Pas Cher Depuis Prague, où elle assiste à la conférence d'un petit parti anti-européen local, Marine Le Pen a démenti toute responsabilité dans l'affaire en cours. «Je persiste à vous dire que nous n'avons rien à nous reprocher, a-t-elle déclaré devant plusieurs journalistes français. C'est une mesure administrative absolument classique depuis que la loi a permis la mise en examen des personnes morales».


Le beau mois d'avril d'Antoine Griezmann a été récompensé par la Ligue de football espagnole

Tn Nike Le beau mois d'avril d'Antoine Griezmann a été récompensé par la Ligue de football espagnole. 

Aujourd'hui, Nike Tn Pas Cher l'international français a été désigné joueur du mois en Liga. Révélé à la Real Sociedad où il sera resté cinq saisons pour 46 buts inscrits en championnat, cette saison, Griezmann flambe avec son nouveau club de l'Atlético Madrid. Il a déjà marqué à 22 reprises dont trois doublés consécutifs lors des 31e, 32e et 33e journées. Le natif de Mâcon s'éclate grâce notamment à Diego Simeone, son entraîneur, qui l'emmène à un niveau qu'il n'avait jusque-là jamais exploré.


Pouria Amirshahi, député PS des Français établis hors de France dans la circonscription

TN Pas Cher Pouria Amirshahi, député PS des Français établis hors de France dans la circonscription «Afrique du Nord et de l'Ouest», prévoit de voter contre le projet de loi sur le renseignement. Alors que l'Assemblée nationale devrait, sans surprise, adopter à une large majorité le texte défendu par le gouvernement au nom de la lutte contre le terrorisme, le «frondeur» va écrire à ses collègues députés pour exposer ses arguments.
Pourquoi voterez-vous contre la loi sur le renseignement ?
Je ne peux pas être suspecté de désinvolture sur tout ce qui concerne le terrorisme et le jihadisme. En tant que député d'une circonscription directement concernée, rapporteur du groupe de travail permanent de l'Assemblée sur le terrorisme, président du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), je n'ai pas de leçon en responsabilité à recevoir.

Mais en tant que républicain et homme de gauche, je ne serai absolument pas dépositaire de la philosophie ultrasécuritaire qui inspire un tel texte. Clairement, la vie privée - et donc les libertés - sont atteintes. J'ai alerté sur ce que pourrait donner cette loi si elle tombait dans les mains d'un pouvoir autoritaire, on me répond que, justement, si un parti autoritaire arrivait au pouvoir, il mettrait une telle loi en place, c'est un aveu terrible.

Nike TN N'y a-t-il pas eu, lors du débat à l'Assemblée mi-avril, des explications et des évolutions du texte de nature à vous rassurer sur les risques d'atteintes aux libertés ?
Des fichiers conservés trente ans pour un individu majeur (dix ans pour un mineur) en cas de mise en examen pour terrorisme, une annexion de fait des services pénitentiaires par les services de renseignement, des pouvoirs exorbitants accordés au seul Premier ministre, pas de contrôle suffisant, etc. Il n'y a eu aucune avancée pour l'Etat de droit. Avant, le travail des services reposait sur un système de ciblage. C'est d'ailleurs ce dont nous avons besoin : le gouvernement lui-même a annoncé qu'il y a entre 1 500 et 3 000 personnes à surveiller dans le domaine antiterroriste. Pourquoi, dans ce cas, jeter le filet sur des millions de Français ? Cette loi installe désormais un dispositif de captation massive des données de connexion et de téléphonie.

Le gouvernement estime, au contraire, qu'elle permet de mieux encadrer des pratiques qui existaient déjà, sans support légal…
Je reconnais cette avancée. Mais les sortir de l'illégalité n'en fait pas pour autant des pratiques toutes acceptables, d'autant que cette loi consacre l'immunité totale de nos agents agissant à l'étranger. Je comprends qu'ils ne doivent pas être les fusibles des donneurs d'ordre, mais les agents ne sauraient être exonérés de pratiques éthiques élémentaires, comme par exemple puiser dans les fichiers sans autorisation comme on l'a vu trop souvent, y compris dans la police.

Et j'avoue que la fascination de certains de mes collègues pour les services secrets et les «gadgets» du renseignement m'inquiète.

Le texte crée pourtant une Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). N'est-ce pas suffisant ?
Sauf que son avis est consultatif et que ce sera à la commission d'aller chercher les éléments recueillis dans les différents centres de stockage. Et il lui faudra comprendre les algorithmes [ces outils d'analyse automatique censés permettre de détecter une «succession suspecte de données de connexion», ndlr], incompréhensibles pour des magistrats ou des députés. Or, ce dispositif rend possible une intrusion massive dans le contenu des conversations.

Les partisans du texte vous suspectent de contester a priori toute initiative du gouvernement et pointent le congrès du PS qui approche…
Ce sont eux qui, en parlant du congrès, tronquent le débat. Si à chacune de leurs dérives libérales ou sécuritaires, ils avancent que mes prises de position sont liées au congrès, ils sont tombés bien bas dans leur argumentation. Mais, puisqu'ils parlent du congrès socialiste, je veux, comme Léon Blum contre les lois de 1893-1894 dénoncer «avec quelle précipitation inouïe ou quelle incohérence absurde ou quelle passivité honteuse» elle risquent d'être votées. Sur ce texte, je ne suis pas seul. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), le défenseur des droits, le juge antiterroriste Marc Trévidic, la plupart des acteurs du numérique, le Syndicat national des journalistes (SNJ), les syndicats de magistrats et d'avocats, le délégué général de l'Onu chargé de la lutte contre le terrorisme, dénoncent tous une loi liberticide. Et on balaie les critiques de la société civile d'un revers de main ?

La gauche ne peut pas avoir pour horizon le libéralisme économique d'un côté et l'obsession sécuritaire, de l'autre. On ne peut pas répondre par moins de libertés à ceux qui veulent précisément atteindre nos libertés fondamentales.

Comment répondre, dans ce cas, à la menace terroriste ?
Tn Nike Par une meilleure formation de nos agents sur les mouvements de radicalité, notamment religieux, par une meilleure coordination entre les services, en augmentant aussi le nombre d'agents. Or, la surveillance de terrain, humaine, est totalement négligée dans l'approche du gouvernement. C'est aujourd'hui le drame des Américains qui se sont fondés sur le tout numérique et ont perdu leurs relais. Surtout, sans politique de formation et de développement de grande envergure avec nos amis et voisins d'Afrique, nous n'arriverons à rien. Restera aussi à mettre fin à la duplicité des diplomaties à l'égard de certains régimes, notamment dans le Golfe…


Jean-Marie Le Pen pourrait-il faire scission du Front national

Nike Tn Jean-Marie Le Pen pourrait-il faire scission du Front national ? A peine croyable, ce scénario a pourtant été esquissé par l'ancien président du parti, dont il a été suspendu lundi : «Je dois m'interroger sur les possibilités qu'a le courant national de s'exprimer à temps pour sauver notre pays, a-t-il expliqué mardi sur France 2. Est-il encore possible de le faire avec le Front national dirigé par Marine Le Pen ? Je ne sais pas.» Avant de préciser «réfléchir» à la possibilité de créer un nouveau parti. Une telle initiative, il est bien placé pour le savoir, ne serait pas sans précédent dans l'histoire du FN, marquée par plusieurs scissions.

President of the Republican National Movement (MNR) Bruno Megret leaves the correctional court of Marseille where he appeared with his wife Catherine, former mayor of Vitrolles, for speculation of state revenues September 18, 2006. REUTERS/Jean-Paul Pelissier (FRANCE)Polytechnicien, haut fonctionnaire, ancien membre du RPR : lorsqu'il arrive au Front national dans les années 80, Bruno Mégret semble incarner le nouveau statut du parti, passé en quelques années de l'état groupusculaire à celui de force parlementaire. Intelligent et méticuleux, l'homme parvient rapidement à jouer les premiers rôles au FN. Il est un pur produit de la Nouvelle Droite, courant qui souhaite rénover la pensée de son camp à partir d'un logiciel anti-égalitaire sur lequel pourraient converger droite et extrême droite. Fidèle à cette idée, Mégret s'efforce –déjà– de polir la langue frontiste et d'en accélérer la montée en gamme. C'est sans compter un Le Pen jaloux de son leadership, et dont les «dérapages» continuent d'isoler le Front national.

Tn Pas Cher Tout oppose les deux hommes, du parcours au physique en passant par les ambitions. Leur hostilité ne fera que grandir, jusqu'à la bien connue scission de 1998-1999, qui voit Mégret entraîner à sa suite une bonne partie de l'appareil frontiste. Deux défaites auront raison de la tentative : la première, sur le plan judiciaire, permet à Le Pen de rester maître de la «marque» Front national; la seconde, sur le plan électoral, voit le FN devancer le MNR mégrétiste d'une courte tête aux élections européennes de 1999. Dépourvu de moyens et du «charisme» de Le Pen, le jeune mouvement doit, faute de troupes, composer avec des groupuscules issus de l'extrême droite la plus radicale. Il sombrera dans l'insignifiance après la présidentielle de 2002, Mégret quittant la vie politique en 2008. Mais plusieurs de ses anciens sympathisants, tels que Steeve Briois ou Nicolas Bay, jouent aujourd'hui les premiers rôles au Front national.

JACQUES BOMPARD, L'ENRACINÉ
Jacques Bompard, maire d'Orange, pose le 6 décembre 2013 dans son bureau à l'hôtel de villeRéélu sans discontinuer depuis 1995 dans sa ville d'Orange (Vaucluse), Jacques Bompard fut en son temps le seul frontiste à mériter le titre de «baron local». Ce membre historique du FN supporte mal, cependant, l'attitude de Jean-Marie Le Pen vis-à-vis des élus locaux – entre dédain et caporalisme. Au lendemain de la présidentielle de 2002, ce représentant de la tendance catholique-libérale rue dans les brancards. Son camp s'était senti pousser des ailes après le départ de Bruno Mégret : ayant fidèlement soutenu Le Pen, il se persuadait que son tour était venu de jouer les premiers rôles. Las, c'est finalement un autre scénario qui se dessine : autour de Marine Le Pen, et avec le soutien de Jean-Marie, de jeunes loups veulent engager une rénovation du parti qui laisse peu de place aux cadres les plus conservateurs.

«L'heure des Duce est terminée, celle des grands timoniers aussi, lance Bompard en 2004 à l'encontre du vieux chef. Le Führer, le Danube de la pensée, le Caudillo, le Conducator, tout cela c'est fini.» Les saillies répétées du maire d'Orange lui valent d'être exclu du bureau politique du FN en 2005; il quitte le parti dans la foulée. En 2010, il fonde la Ligue du Sud, parti de poche à vocation locale, aux accents libéraux et identitaires. Le mouvement vise avant tout à perpétuer l'emprise des époux Bompard sur leurs communes respectives – l'épouse de Jacques, Marie-Claude, étant maire de Bollène. Avec un certain succès, jusqu'à aujourd'hui. Parachutée en 2012 dans le Vaucluse, la frontiste Marion Maréchal-Le Pen est aussitôt élue députée. Elle menace désormais sérieusement les positions bompardiennes. 

CARL LANG, LE PATIENT
Le numéro trois du Front National (FN) Carl Lang (D) et l'un de ses vice-présidents Jean-Claude Martinez (G), arrivent le 27 juin 2005 à l'hôtel Matingnon à Paris pour une rencontre avec le Premier ministre Dominique de Villepin, dans le cadre d'une journée de consultation des formations politiques françaises sur les perspectives européennes après le référendum du 29 mai dernier.  AFP PHOTO MEHDI FEDOUACHMembre du FN depuis la fin des années 70, secrétaire général du FN à deux reprises, Carl Lang s'est longtemps présenté comme un «bébé Le Pen». Il est aujourd'hui un féroce contempteur du FN mariniste. Les élections européennes de 2009 ont fait office de détonateur : Lang se voit alors disputer la tête de liste de la circonscription Nord-Ouest par une Marine Le Pen en quête d'enracinement local. Insupportable pour un cadre qui ne se sent, par ailleurs, aucune affinité avec la ligne de la jeune femme et que déçoit le manque de combativité de Bruno Gollnisch, adversaire pressenti de celle-ci. 

Nike Shox Après avoir annoncé qu'il mènerait une liste dissidente contre Marine Le Pen, Lang se voit suspendu par le bureau exécutif du parti – comme Jean-Marie Le Pen aujourd'hui. En février 2009, il quitte le FN et crée le Parti de la France (PdF), proche par son positionnement «traditionnel» du FN des origines. Depuis, le mouvement vivote, enregistrant à l'occasion les ralliements d'anciens frontistes opposés à la ligne mariniste. Revendiquant quelques milliers d'adhérents, il a présenté une poignée de candidats aux dernières élections départementales, mais réserve ses faibles moyens en prévision des prochaines législatives. Si la crise actuelle au FN peut faire figure de revanche pour Lang, elle pourrait surtout lui permettre de rallier de nouveaux militants opposés à la nouvelle ligne frontiste. A moins que Jean-Marie Le Pen ne les garde sous son aile en lançant son propre mouvement.


lundi 4 mai 2015

Une comédienne du Palmashow et Golden Moustache vient de poster une vidéo

Air Max 90 Homme Une comédienne du Palmashow et Golden Moustache vient de poster une vidéo d'elle sous la douche rejointe par une Ophélie Winter aux petits soins !
Aude Cogny-Goubert, ce nom vous dit quelque chose ? Peut-être pas. Et pourtant, la jeune femme ambiance depuis près de 3 ans les parodies potaches du Palmashow (Very Bad Blagues) sur D8. Elle est, également, un personnage récurrent de Golden Moustache, une plateforme vidéo humoristique sur Internet qui cartonne. En bonne actrice connectée, Aude Cogny-Goubert compile comptes Instagram, Facebook et autres Twitter. C'est sur sa page Vine (un réseau social publiant de très courtes vidéos en mode repeat) Nike Tuned que la jeune comédienne vient de faire parler d'elle en publiant une séquence drôle et humide :
Nous ne savons pas dans quelles conditions cette vidéo a été réalisée. Prochain sketch pour le Palmashow ? Ophélie Winter débarque dans l'équipe de Golden Moustache ? À la fin de l'année dernière, alors qu'elle surprenait tout le monde en participant à Danse avec les Stars sur TF1, Ophélaïe déclarait à Télé Star : « Je n'ai pas de stratégie de come-back. J'y vais tranquillou […] Des producteurs me contactent pour sortir une compilation de mes tubes. » Pour chanter sous la douche ?